Stromboli, est une des îles à
ne pas manquer. Impossible de la confondre avec une autre. L'île n'est rien
d'autre qu'un volcan. Une silhouette conique qui surgit des flots et s'élève à
923 mètres d'altitude. Sa base repose à 3000 mètres sous la surface de la mer. Le Stromboli, dans les îles
Eoliennes (ou îles Lipari), présente, depuis plus de 3 000 ans, des explosions
et parfois, des coulées de lave dévalent ses pentes. Le Stromboli est ainsi
dénommé le phare de la Méditerranée. En effet, par cette activité le Stromboli,
ainsi que le volcan Vulcano (également dans les îles Eoliennes, avec Salina,
Panarea, Filicudi et Alicudi) quand il était en éruption, constituaient des
repères bien visibles pour les navigateurs grecs et étrusques ; ces derniers se
savaient proches de la Sicile. L'île d'une superficie de 12,2 km2 abrite deux villages : Ginostra au sud-ouest, accessible que par la mer,
et Villaggio Stromboli, plus important, sur la côte est. La population de
400 personnes en hiver, passe l'été à plusieurs milliers de personnes. Au
village, la vie ne semble pas avoir changé depuis des lustres. Bien sûr les fils
électriques sont "rangés" dans le plus pur style Italien et l'unique route est
encombrés par les triporteurs et les vespas.
La végétation de l’île est composée de genêts, câpriers, oliviers et figuiers de
Barbarie. Le soleil est généreux, les plages sont de sable noir. On en finirait
par oublier la présence menaçante du volcan.
Une fois la nuit tombée à Stromboli, vous pourrez découvrir les splendeurs des
explosions et jets de gaz projetant de la lave, pendant quelques secondes par
dessus les cratères. Ces éruptions rythmiques ont donné leur nom à ce type
d'activité: type strombolien produit de scories, cendres et bombes retombant
dans la dépression entre le cratère et votre abri.
spectacle inoubliable.
La lune s'éclipse par intermittence derrière les nuages de vapeurs soufrées que
le vent emporte. A intervalles plus ou moins réguliers, un roulement sourd de
tambours se fait entendre. Les bouches de feu crachent roches ardentes et fumées
dans un bruit d'enfer. Les scories éjectées retombent et roulent sur les pentes
avoisinantes. Plus bas, les maisons du village de
Stromboli, d'une blancheur éclatante, s'étendent du bord de mer aux premiers
contreforts du volcan, autour des deux églises de San Vincenzo Ferreri et San
Bartolomeo.
"Stromboli" avec Ingrid Bergman de R. Rossellini
Description du Stromboli
Ce stratovolcan, qui culmine à 923 m d’altitude, prend assise sur le fond marin
à environ 3000 m de profondeur sur une croûte continentale de 18 km d'épaisseur.
Le Stromboli est donc comparable dans une certaine mesure à l’Etna. La partie
émergée de volcan est due à la superposition de coulées de lave et de dépôts
dits pyroclastiques (cendres, scories, blocs). Ce volcan de forme conique bien
régulière est constitué par deux édifices volcaniques emboîtés. Le Vancori,
l'édifice le plus ancien et point culminant (923 m), est ouvert, sur son flanc
nord-ouest, par une large échancrure en forme de fer à cheval, qui se prolonge
sous la mer.
C’est là que se trouve à 750 m d’altitude le cratère actif d’environ 300 m de
diamètre. Ce cratère actif se présente comme une plate-forme sur laquelle
s'ouvre les bouches explosives et parfois, selon l'activité, des petits cônes et
des hornitos. La morphologie de ce cratère (forme et nombre de bouches) est en
continuelle évolution en fonction de l’activité éruptive. Actuellement il y a 2
bouches particulièrement actives depuis la fin du mois de juin 2003, l'activité
explosive au niveau des
cratères sommitaux a repris.
Le dernières observations, montrent le cratère Nord-Est que présente une explosion toutes les 20 à 30 minutes, avec une colonne de cendres
et de bombes très verticales montant à unecentaine de
mètres de hauteur. La bouche 3 (le cratère Sud-Ouest) présente également des
explosions, mais d'ampleur beaucoup plus réduite, avec des petits panaches de
poussières s'élevant des murs du cratère. L'accès au sommet est toujours interdit. Il y à la possibilité de monté
jusqu'à 240 m sans guide, jusqu'à 420 m avec un guide.(en avril 2004).
Parfois, des coulés de lave sont émises qui dévalent le flanc Nord-Est : la
Sciara del Fuoco. Une des montées vers le sommet du Stromboli longe cette Sciara
del Fuoco. Lors des explosions, que nous pouvons observer lors de cette
ascension, les bombes volcaniques tombent sur cette Sciara et elles arrivent
jusqu'à la mer.
Les bouches du cratère du Stromboli, à intervalle plus ou moins régulier (toutes
les quelques minutes à quelques heures), explosent (quelques secondes) en
éjectant des lambeaux de lave incandescente et des cendres. Parfois, des coulées
de lave descendent jusqu’en mer par les pentes raides et chaotiques de la Sciara
del Fuoco. Le sentier qui nous amène au cratère longe d’ailleurs ce large
couloir parsemé de blocs et de coulées. Ce phénomène, si caractéristique, avec
la succession d’explosion et d’éjection de bombes autour de la cheminée définit
le dynamisme éruptif dit strombolien.
Cependant, le dynamisme éruptif du Stromboli peut changer. Il peut se produire
parfois des explosions beaucoup plus importantes. L’une des plus fortes fut
celle qui se produisit le 11 septembre 1930, l’île se souleva de plusieurs
mètres et des blocs de plus de 30 tonnes retombèrent sur des maisons du village
de Ginostra qui se trouve quand même à 2 km des cratères.
De nombreux naturalistes (Spallanzani,..) et écrivains (Maupassant,...) ont
décrit ce phénomène.
Le 28 décembre 2002, à 18h30 (heure locale), l'activité séculaire du Stromboli
se modifie brusquement. Une très forte explosion recouvre de cendres le village
de Stromboli. La paroi nord du cratère Nord-Est du Stromboli s'effondre et se
présente, encore actuellement avec une forme en V. Des coulées de lave sont
émises depuis une fissure sous le cratère Nord-Est. Elles dévalent la Sciara del
Fuoco et arrivent en mer en 30 minutes. Cette activité avec émission de coulées
de lave s'est déjà produite en 1967, 1975 et 1985-86, mais elle n'a jamais été
trop longue (au maximum 4 mois).
Le 30 décembre 2002, un nouveau phénomène apparaît avec, à 13h15 et 13h22,
deux glissements de terrain de plusieurs millions de m3 de blocs et de cendres
depuis une zone dans la Sciara del Fuoco et emportant la coulée émise depuis le
28 décembre.
Après un retrait de la mer, des vagues de plusieurs mètres de haut blessent 6
personnes sur l’île tout en provoquant des dégâts importants, avec des murs
fracassés, des habitations littorales de Stromboli et à Ginostra. Le glissement
s'est prolongé également dans le versant sous-marin provoquant un raz-de-marée
dont la vague s'abat sur les maisons en bord de mer. L'onde de choc se propage
jusqu’à Panarea, où 5 bateaux sont endommagés, et à Milazzo (à 60 km de
distance), où un pétrolier, en cours de déchargement, rompt ses amarres sous
l’effet de la vague et perd un peu de fuel. Les précédents tsunami à Stromboli
avaient été observés en 1930, 1944 et 1954.
Le 1 janvier 2003, l’île est presque complètement évacuée (vers Lipari) sauf par
une quarantaine d’habitants qui refusent énergiquement de partir, estimant que
le risque éventuel ne justifie pas une telle mesure et son accès, bien sûr,
strictement interdit. L’armée est sur place avec une surveillance permanente par
hélicoptère.
Par la suite les coulées de lave s'épanchent à partir d'un évent situés à 500 m
d'altitude, mais la pente est si forte que le front de coulée ne se stabilise
pas et des blocs s'éboulent jusqu'en mer. Avec ces éboulements de la coulée il y
avait d'autres éboulements depuis une zone proche de celle effondrée du 30
décembre.
En revanche aucune activité explosive aux cratères sommitaux. Quand au matin du
5 avril 2003...
L'explosion du 5 avril 2003
Le 5 avril 2003 à
9h12 (heure locale) un paroxysme se produit au cratère Nord-Est mais aussi au
cratère Sud-Ouest. Un panache de plus d’un kilomètre de haut s’élève au-dessus
du sommet. Des blocs tombent sur Ginostra, au sud, endommageant deux
habitations. Un bloc de 20 t tombe près du sentier d'ascension, à 600 m
d’altitude. Sa vitesse d’éjection a été calculée entre 290 et 390 km/h. Le
panache est important, chargé en cendres qui s'effondrent et provoquent des
écoulements pyroclastiques. Toute la zone sommitale fut entièrement recouverte
par plusieurs dizaines de centimètres de blocs, et de cendres.
Depuis la fin du mois de juin 2003, l'activité explosive au niveau des cratères
sommitaux a repris. L'émission de coulée de lave s'est terminée vers le 21-22
juillet 2003.
L'observation en avril 2004, montre que la bouche 1 (le cratère Nord-Est)
présente une explosion toutes les 20 à 30 minutes, avec une colonne de cendres
et de bombes très verticales montant à une centaine de mètres de hauteur. La
bouche 3 (le cratère Sud-Ouest) présente également des explosions, mais
d'ampleur beaucoup plus réduite, avec des petits panaches de poussières
s'élevant des murs du cratère. Les éboulements, par intermittence, au niveau de
la Sciara se produisent toujours. Un éboulement important en 8h d'observation.An der Südwestseite hält das Schiff in der kleinen Bucht
von Ginostra: Einem Dorf, das nur aus ein paar wenigen Villen besteht. In
Ginostra gibt es einen Lebensmittelladen, eine Siremar Agentur und einfache Übernachtungsmöglichkeiten.
Das Dorf ist über einen Fußweg von Stromboli-Dorf aus erreichbar
Les précautions à prendre:
Le Stromboli est donc devenu un volcan dangereux. Suite à l'explosion paroxysmale du 5 avril 2003, un décret a été établi par la
Protection Civile et la commune de Lipari.
L’ascension est interdite au-delà de 290 m d’altitude, au bout du sentier
carrossable. L’ascension entre 290 et 420 m d’altitude n'est autorisée que pour
les personnes prenant un guide. Celui-ci est en relation par radio avec le
centre d'observation volcanologique. Dépasser la plate-forme située vers 420 m
d'altitude est interdit. Des caméras, des observateurs, des carabiniers et même
un hélicoptère surveillent les mouvements non du volcan mais des randonneurs.
Attention, il n’y a pas d’eau et les nuits, même l’été sont très fraîches et
ventées.
Se rendre à Stromboli
Il y des excursions qui parte de Lipari presque tous les jour dans l’apremidi (a
2,00) du Port pêcher de Marina Corta.
Ou peu y aller de Lipari aussi en Hydroglisseur ou en ferry qui partent du grand
port de Marina Lunga. Le petit village de Ginostra est accessible uniquement par barque.
Attention : si la mer est agitée, si le vent est trop important, les
Hydroglisseurs sont arrêtés. Vous pouvez donc rester en carafe car pour le
Stromboli il y a juste une jetée et pas de port.
Logement 'sur l'île: Bed and
Breakfast "Casa Rosa"